2020 est finalement dernière nous, mais les effets de cette année marquée par la pandémie de COVID-19 continueront de se faire sentir dans les prochains mois.   Suite à l’annonce de nouvelles mesures sanitaires imposées par la Santé publique du gouvernement Legault le 6 janvier dernier, comment l’économie québécoise sera-t-elle impactée?

Même si le gouvernement du Québec a décidé de prolonger la fermeture des commerces non prioritaires jusqu’au 8 février 2011, l’impact de ce nouveau confinement sera probablement moins dévastateur sur l’économie que le confinement de mars 2020. Beaucoup moins, croit Clément Gignac, vice-président et économiste en chef de IA Groupe financier. « Ça n’aura pas la même ampleur à cause des programmes d’aide en place et de l’arrivée des vaccins », explique-t-il.

Pour consulter la liste des commerces prioritaires : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/liste-commerces-prioritaires/.

Les domaines manufacturiers et de la construction sont quant à eux en partie épargnés par ces nouvelles règles. Le gouvernement leur demande de réduire leurs activités au minimum afin de respecter leurs engagements actuels, mais n’exige pas de fermeture. De manière pratique, cela implique pour les entreprises québécoises que la situation qu’elles ont vécue durant la période des fêtes se poursuit pour quatre semaines additionnelles, en plus des nouvelles restrictions relatives au couvre-feu. Au grand soulagement des parents en emploi, les CPE demeureront ouverts et les écoles primaires accueilleront leurs étudiants dès le 11 janvier. Les élèves de secondaire pourront quant à eux regagner les bancs d’école une semaine plus tard soit le 18 janvier. Les autorités ont d’ailleurs indiqué que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) serait appelée à s’assurer que tous les milieux de travail, peu importe le secteur, appliquent de manière plus soutenue les mesures sanitaires. Nous vous conseillons de vous assurer du respect des mesures sanitaires, car il est à prévoir que les inspecteurs de la CNESST seront à l’œuvre.[1]

Clin d’œil quant au maintien de l’équité salariale

La Loi sur l’équité salariale s’applique à tout employeur dont l’entreprise compte 10 personnes salariées ou plus qu’elle soit du secteur privé, public ou parapublic. À cet effet, près de 5 600 employeurs devaient réaliser leur exercice de maintien de l’équité salariale entre le 1er octobre et le 31 décembre 2020. Par ailleurs, l’évaluation du maintien de l’équité salariale et l’affichage qui en découle doivent être effectués par plus de 11 000 employeurs, et ce, entre 1er janvier et le 31 mars 2021.[2]

L’évaluation du maintien de l’équité salariale est une obligation s’inscrivant à la suite de la réalisation de l’exercice d’équité salariale. Son objectif est d’assurer la pérennité de l’équité salariale dans l’entreprise. Autrement dit, l’employeur doit vérifier si des événements susceptibles de créer de nouveaux écarts salariaux sont survenus dans l’entreprise.[3]

Pour vous aider dans ces démarches : Calculateur d’échéances en équité salariale 

Cet outil vous aidera à vérifier si vous êtes concerné par ces échéances et ainsi à remplir vos obligations en matière d’équité salariale.

Hausse du salaire minimum prévue en mai 2021

Le 16 décembre 2020, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, annonçait officiellement une hausse du salaire minimum de 0,40$ l’heure, le faisant passer à 13,50$ l’heure à compter le 1er mai 2021.  Selon le ministre des Finances, Éric Girard, cet ajustement correspondrait à la hausse moyenne des salaires au Québec, soit 3%. Cette augmentation bénéficierait à 287 000 personnes au Québec, dont 164 700 femmes.  En ce qui concerne le salaire minimum payable aux salariés rémunérés au pourboire, il atteindra à pareille date 10,80 $ l’heure, soit une augmentation de 0,35 $. Il faut toutefois attendre la fin d’une période de consultations de 45 jours pour confirmer le tout.[4]

La campagne 5-10-15 a décrié l’augmentation du salaire minimum à 13,50 $ l’heure en disant qu’il « nous maintient très loin de la cible de 15 $ l’heure » a dit Mélanie Gauvin, co-porte-parole de la campagne 5-10-15. De son côté, La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) estime que le moment est mal choisi pour augmenter le salaire minimum, alors que plusieurs entreprises sont en difficulté en raison de la crise sanitaire.

 

 

[1] https://langlois.ca/covid-19-le-gouvernement-serre-la-vis-quels-seront-les-impacts-pour-les-employeurs/

[2] https://ordrecrha.org/nouvelles/ordre/2020/10/equite salariale#:~:text=L’%C3%A9valuation%20du%20maintien%20de,et%20le%2031%20mars%202021

[3] http://www.ces.gouv.qc.ca/maintien/index.asp

[4] Les différents taux de salaire minimum sont déterminés par voie de règlement. Le Règlement modifiant le Règlement sur les normes du travail sera publié à la Gazette officielle du Québec le 23 décembre 2020, pour une période de consultation publique de 45 jours.

Published On: 19 janvier 2021

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